samedi 12 mai 2012

T'as tout? 1/4

L'année dernière j'ai réalisé une envie que j'avais depuis longtemps : un tatouage.
J'ai mis plus de 5 ans avant de sauter le pas. Une si longue attente s'explique en partie parce que je n'avais juste pas réfléchi à certaines questions primordiales.
Où et Quoi? Par qui? Est ce que je suis allergique? Est ce que je cicatrise bien? Combien?

Pour un premier jme voyais pas commencer genre par un splendide dragon surgissant de mon dos en étendant ses ailes multicolores ! Mais d'abord, pourquoi cette envie de tatouage? Quel en serait sa signification?

Dans mon cas c'était bien plus que de "l'esthétisme".
Je pense que le tatouage, comme les vêtements que l'on porte, son maquillage, ses bijoux, et même les gens qu'on aime présente au monde une part de soi.

Ça serait donc une part de soi que l'on a envie d'afficher? Ok, mais pour qui? Certain vous diront : pour les autres ; "Je veux qu'on me trouve beau/belle, cool, original(e), décalé(e) etc...
Moi j'ai vu ça, ou plutôt, abordé ça comme un nota bene personnel. Tel Moufassa s'adressant à Simba : "N'oublie pas qui tu es." (http://www.youtube.com/watch?v=hVrExNumdqs&feature=related)

Tout est allé relativement vite ensuite. Entre la décision et l'acte il a dû se passer un peu plus d'un mois.

D'abord j'ai choisi l'endroit à tatoué. Est-ce qu'on le verra de suite? Est ce que cette zone sera toute fripée et affaissée quand je serais grand-mère?

Ensuite pour répondre à la question du dessin et du message je crois que mon inconscient à fini par parler.
J'ai d'abord fureté sur "google image" avec des mots clés. "Oreille" "Cou" "Fleur" "Hibiscus" "Lys" (puis la même chose en anglais).
Deux conclusions : 
- il existe des tatoueurs de talent exceptionnel (ex : "Russ Abbott", "Kim-Anh Nguyen-Dinh")
- et des tatoués complètement barrés (ex : "Out of order", "Pouah", "Chat", et je vous fais grâce des tatouages de chaudasses).
Notez que je ne juge pas. La personne qui choisi son tatouage ne le fait qu'en son âme et conscience et c'est lui/elle que ça regarde...
(Y a quand même une exception à la règle : j'ai vu un gus, jme la joue playboy, 20 ans max, dans le bus avec le symbole de Superman tatoué sur la pomme d'Adam... Et la j'avoue, je comprends toujours pas comment il a pu en arriver là mis à part une soirée de beuverie...)

Bref. Mon idée de guirlande de fleur faisant le tour de mon pavillon auriculaire n'a pas fait long feu.
1. J'ai trouvé que les fleurs choisies bien que très esthétiques à mes yeux n'avaient aucune "profondeur d'âme".
2. La première tatoueuse consultée des 2 artisans sélectionnés m'a de suite dit : 2a) qu'il était difficile de faire des détails à cet endroit là (points, étoiles, rien de plus) et 2b) que la peau relativement sèche ici, impliquera à coup sur un très mauvais vieillissement.

Rentrée un peu déçue je me suis remise en quête d'un symbole/message. J'ai dans mon salon des rideau de ma création sur lesquels j'ai peints des kanjis que j'ai ensuite "esthétisée" à ma sauce. Je défie un japonais d'arriver à décrypter les zigouigouis qui en résultent (mais à mes yeux c'est très beau pour des rideaux). A l'époque jme suis donc assez naturellement tournée vers un kanji symbolique et ce avec l'aide d'un super dictionnaire en ligne http://kanji.free.fr/.

Mon tatouage ne pouvait, par contre, pas consister uniquement en ça : manque de personnalisation aggravé !
Pourquoi cet engouement pour les symboles chinois ou japonais?
Une connaissance chinoise m'a dit un jour qu'elle avait vu dans le métro une fille avec un truc du genre "j'aime le pipi de poulet" tatoué sur son omoplate. La tatoueur a dû bien rigoler... 
Si je veux écrire : "aimer" par exemple, pourquoi le faire en une langue incompréhensible pour 99% de la population que je croise tous les jours? De même pourquoi y préfèrer "love"?
Le japon est un pays qui m'attire, (même depuis Fukushima). Je me pense incapable d'y vivre mais visiter ses contrées et appréhender sa culture est un de mes rêves pour quand je serai grande... (J'ai 28 ans, il va falloir commencer à en réaliser quelques uns de ces rêves...)

Qu'aime-je (hard à prononcer) d'autre au Japon (à part les sushiiiiiiiis, même si ca peut être très funky de se faire tatouer un sushi)? Les maneki-neko j'ai toujours trouvé ça mignon ! C'est un chat apportant la fortune trônant prés de toutes les caisses enregistreuses des magasins asiatiques. Le chat lève la patte pour inciter le client à dépenser plus (et donc le commerçant à récolter plus). Mais en fonction de sa couleur et de la patte levée il peut signifier bien d'autres choses...
(Je ne suis pas plus que ça intéressée par ma réussite financière, il ne fallait pas faire de recherche dans le cas contraire...)
Google image "maneki neko" a fini de me convaincre... 
Jsuis donc partie sur cette base : Maneki Neko 1 et Maneki Neko 2


Voilà comment j'ai débarqué chez mon second artisan avec mon tit dessin (décalqué-amélioré : je suis une piètre dessinatrice !), payé les arrhes, et pris rdv pour le WE suivant.

La douleur? Une grosse griffure de chat. Après, moi j'avais pas de "remplissage". Mais une fois le premier contact établit avec la douce aiguille bah faut juste prendre son mal en patience. Une fois qu'on sait ce qu'on veut, faut se donner les moyens d'y arriver non?
Cicatrisation en 1 semaine, pas d'allergies. 1 an plus tard je suis ravie !

Mon kanji signifie "vivre" (vivre, enfanter, mais aussi arranger les fleurs, les laisser s'épanouir... Qu'est ce que c'est poétique le japonnais ! Ça ça a été la goutte d'eau qui m'a fait définitivement aimé cette clé qui pour ne rien gâcher est très simple à réaliser !)
"Maneki (招き) vient du verbe maneku (招く) qui en japonais signifie inviter (dans le sens de faire venir) ou saluer, et neko (猫) désigne le chat. Il s'agit donc littéralement du « chat qui invite »." Dixit Wikipédia.

Même si c'est très dur de résumer mon symbolisme : 
"J'ai choisi d'inviter la chance à m'aider à vivre et faire épanouir les fleurs..."
J'avoue que c'est derniers temps avec tous les cauchemars liés à l'abandon de cette vie, il n'a pas été inutile de le contempler dans ma glace certains matins. C'est pour ça que je parle de nota bene personnel.

Voilà que ça fait 2 jours que je songe à m'en faire un deuxième.

Affaire à suivre...

mardi 8 mai 2012

La vrai BA existe-t-elle?

La BA (bonne action) existe-t-elle? J'ai en ce moment tendance à penser que non dans le sens où personne n'agit par désintérêt. Le fait même de le faire procure forcément une agréable dose d'estime de soi... Ça n'est donc pas gratuit à part si anonyme et encore.

Dans mon cas le manque d'affection chronique a mené à une confiance en soi inexistante qui a elle même mené à une sorte de mise en place de "prostitution" affective. Ce mot est fort mais c'est exactement ça.
Et dans le domaine amoureux jouer le reine du sexe permet de se rassurer sur "l'intérêt" qui nous est porté. Mais force est de constater que l'amour comme l'amitié se gagnent par le respect et l'admiration moins que pas "gentillesse" (dans tous les sens du terme). Comment alors combler ce manque affectif sans en être "dépendante".
Ouin-ouin a déjà utilisé le terme de "dépendance affective/émotionnelle" comparant "l'intérêt" que les autres peuvent nous porter à une drogue.
Dans mon cas je ne bois pas, et je ne fume pas. J'aime la bonne bouffe et il m'arrive de compenser avec une soirée pizza-glace mais sans tomber dans l’excès type obésité morbide.
Rien n'est donc comparable à ma dépendance affective ! Le manque est chronique et dès que j'en ai un peu j'en veux plus. Alors quelle(s) solution(s)? 
Sevrage complet? Peut-on vivre sans se soucier d'être aimer? Ça fait longtemps que je me dis qu'il me faut devenir plus égocentrique... Le contact de certain de mes ex m'a souvent convaincu d'aller dans ce sens. Mais cela signifie remise en cause d'une partie de ma personnalité : l'empathique Joannie-Gertrude. Manque de pot c'est ptet bien la seule partie de ma personnalité que j'aime...
J'ai donc commencé à m'infliger une série de 30 abdos par "désolés" inopportuns...
Comme dirait Leroy Jethro Gibbs : "Règle n° 6 – Ne jamais s’excuser, c’est un signe de faiblesse "
Sauf que c'est difficile à tenir... et la pression des abdos n'est pas suffisante (faut dire que j'oublie souvent...).
Quelles sont donc les règles à suivre pour devenir une saloperie égoïste? 
Est-on vraiment obligé de mettre son empathie au feu lorsqu'on est affectif dépendant?
Même si a bien y réfléchir, au final, ne pas soigner sa dépendance peut mener à une autre (l'alcoolisme par exemple) et la transformation en saloperie égoïste est faite en un coup de baguette magique. Sauf que la personne a construit un mur autour de son mal-être tellement épais qu'elle ne se rend plus compte du mal qu'elle cause. On perd vite pied avec la réalité du monde/des autres.

En parlant avec une copine aujourd'hui. Je me suis rappelée que c’était souvent dans les moments les plus tristes que je me donnais aux mendiants dans la rue. J'ai déjà offert une Domino's pizza en allant à une soirée (il nous en restait 3 pour les 6-8 convives que nous étions, on allait pas mourir de faim !). J'ai payé un sandwich chaud à un pauvre gus alors qu'il faisait un froid de canard (il a été assez gentil pour partager avec son chien). Et j'ai souvent "dépanné" de qq centimes, alors transformés en 2 ou 3 euros. Ce qui donnait ensuite lieu à une crise de larmes parce qu'une fois de plus j'achetais de l'affection ou de la reconnaissance. Amplifiant ainsi mon sentiment de merditude !

Et si au contraire, ma rédemption passait par le bénévolat? A bas l’égocentrisme ! Poussons l'empathie au maximum. Assurons nous un "revenu stable de reconnaissance" (le RSR) afin de trouver un équilibre dans la vie de tous les jours (taf, amis, amours)... Attitude que l'on peut juger purement égoïste sous un certain angle...
Oui, mais quel type de bénévolat? J'ai vu une affiche un jour dans le bus. Il existe une association qui aide les bénévoles à choisir leur association :
http://www.francebenevolat.org/

Affaire à suivre !

jeudi 3 mai 2012

Ce message s'autodétruira dans 5 secondes...

Comme je sais que vous avez suivi avec attention mes deux derniers post très branchés médecine en voila un qui traite de l’hypocondrie (après on change de branche promis !)

Avertissement aux plus jeunes !!!
Ce post contient des mots pas cool sur la fin que vous avez certainement déjà entendu à l'école, voir utilisé contre votre frère ou votre sœur mais c'est pas une raison quand même...
Pis d'abords un blog de dépressif c'est pas fait pour vous... Oust ! Filez regarder des dessins animés ou de la télé-réalité !



Robert, hypocondrie, définition et que ça saute ! 
Une écoute obsessionnelle de son corps amène l'hypocondriaque à interpréter la moindre observation comme le signe d'une maladie grave...

Bah aujourd'hui en sortant de chez le médecin après avoir rêvé pendant 2 jours à une hospitalisation pour une chirurgie importante, j'ai été déçue.
Une fois de plus, mon corps est en pleine forme, du moins il ne présente aucun problème digne d'attirer l'attention et la sympathie d'autrui. Il est pas encore arrivé le jour où quelqu'un prendra soin de ma petite personne...

Pour changer et parce qu'on pouvait pas faire une prise plus Live de mon cerveau en pleine crise "d'irraisonnablilité" (vache c'est aussi dure à lire qu'à écrire) voici simplement les messages envoyés à poto n°1 (ou 2 je sais plus dans quel ordre ils ont été mentionné... Disons alors  : 
"poto-qui-pars-vivre-sa-vie-loin-de-moi-en-Suède-dès-Vendredi-prochain-(le-4,-soit-J-2)-et-qui-va-me-manquer-un-truc-de-fou-!")

Mercredi 2 Mai, 16h59, Joannie-Gertrude dit : 
"Gastrite. L'étape pré-ulcère... Probablement que je couve ça depuis un moment et que ça a été aggravé par les médocs. Jdois être fixée dans 2-3 jours après le début de la prise des anti-acide... Et surtout je dois manger le matin (Pouah)."

Mercredi 2 Mai, 17h00, Joannie-Gertrude dit :
"C'est con (très con) mais quelque part jsuis un peu déçue de pas avoir un truc un peu plus sérieux histoire de glaner un peu de sympathie/réconfort. C'est chiant d'aller toujours bien (physiquement du moins). Touche du bois quand même..."  
Autant avouer de suite qu'à ce moment du sms je ne pense pas du tout le Touche du bois, plutôt mis là pour rassurer "poto-qui-pars-vivre-sa-vie-loin-de-moi-en-Suède-dès-Vendredi-prochain-(le-4,-soit-J-2)-et-qui-va-me-manquer-un-truc-de-fou-!"

Mercredi 2 Mai, 18h20, Joannie-Gertrude dit : 
"Jpense que dans mon cas dépression va avec "hypocondriarisme"... Dans le sens où on doit trouver un truc pour attirer l'attention. Je n'aime pas les médocs principalement pour cette raison. Exemple, moi quand j'ai la migraine je prends pas de médocs. Non, c'est bien mieux de pouvoir se plaindre. Idem pour la gastrite. Une part de moi la laisserait bien s'aggraver. Je crois que je serais heureuse de me retrouver à l’hôpital avec au moins le personnel soignant pour me prouver mon intérêt/utilité dans ce monde. Ptet aussi qu'on se sent vivant lorsque l'on souffre. Promis, je vais aborder le sujet avec Ouin-ouin la prochaine fois. C'est une forme d'autodestruction comme l'alcoolisme en est une pour mon père. Du coup on en revient à : je suis comme mon père, (mon destin est tout tracé) ou du moins nos mécanismes sont les mêmes. Je conçois que je suis ptet moins mal barrée que lui parce que j'essaye de réfléchir à mon grâce à l'exemple à ne pas suivre. Mais : 1. Est-on sur que faute avouée à moitié pardonnée ? Et 2. Qui a dit qu'à ses débuts il ne réfléchissait pas autant que moi? Je ne veux pas te faire de mal en te racontant tout ça mais mourir d'une maladie physique me culpabiliserait moins. J'aurais moins honte et j'acquiererais une sorte de légitimité de souffrance qu'avec une saloperie de blocage psychologique de mon cul. Désolée de t’embêter avec ça (J-2) je sais que t'as bien d'autres choses à penser pour le moment. J'attends pas de rep, ça me fait énormément avancer de pouvoir raconter ça à qqun..."

 Mercredi 2 Mai, 18h27, Joannie-Gertrude dit :  
(seulement 7 min pour taper le msg précédent ! Merci Blackberry® !)
"J'ai trouvé moyen d'oublier mon ordonnance au labo. Ce qui repousse l'achat et la prise des médocs à Vendredi matin... Un bel exemple d'acte manqué freudien ! J'ai oublié mon iPod® aussi..."

Maintenant, plusieurs commentaires : 
a) "c'est bien mieux de pouvoir se plaindre
Ôtez-vous de suite de la tête l'idée que je puisse passer mes journées à me lamenter. Ça je le garde pour vous :). Si je me lamentais trop je perdrais la considération, l'éventuel intérêt des gens que je côtoie et c'est précisément ce qui me hante le plus. Quand je dis me plaindre, vis à vis du plus grand nombre c'est arriver souriante le matin et répondre au "ça va" rituel par un "bof, j'ai rien dormi à cause d'une sale bête de migraine... Et toi?"
Par contre vis à vis de poto n°1 et n°2 quand je pense pas droit je joue comme mon père sur la corde sensible... subtilement :  "L'étape pré-ulcère..." Notez que Doc ne m'a jamais parlé de ça... Vas y Joannie fait ta marseillaise... A me lire je me rend bien compte de l'égocentrisme voir de la méchanceté de ce msg. Et c'est pas le premier que j'adresse à poto n°1 et/ou n°2. Si on traduit ça donne : 
"Je suis la plus malheureuse du monde et toi qui est présent pour moi je te considère comme tout à fait inutile".
Put' qu'est ce que je me déteste... Y a bien assez de cons sur Terre pour essayer d'éviter de faire du mal à ceux qu'on aime... Mais, en même temps si à une époque j'avais pas vidé mon sac à poto n°1 et n°2 je sais vraiment pas ou j'en serai. Pas encore dans la tombe mais à mon avis bien plus mal en point... Put' de vie de merde...

b) "Je crois que je serais heureuse de me retrouver à l’hôpital avec au moins le personnel soignant pour me prouver mon intérêt/utilité dans ce monde.
Un ami infirmier psy m'a dit qu'une des plus importantes causes de rechute alcoolique c'est au final que la personne devient dépendante des soins offerts par le personnel soignant et que la famille seule (de part son passif avec la personne) ne peut remplacer. Dans le cas de mon père : 3 généralistes, 1 psychiatre (qui le bourre de médoc depuis des années), 4-5 médecins alcoologues l'ayant fait accepter dans toutes les cures et post-cures des environs, tout le personnel des établissements en question (et leurs autres patients) et récemment un espèce de pseudo psychologue ancien alcoolique...
La dépendance affective est elle une drogue ? Si oui est-ce héréditaire dans notre famille (Super-mamies mises à part)? Quels sont les traitements à mettre en œuvre?

c) "Une part de moi la laisserait bien s'aggraver." "Un bel exemple d'acte manqué freudien !"
Dans Introduction à la Psychanalyse de Freud (cf post : Tout ça c'est grâce à Freud) on y découvre le sens des actes manqués. en gros c'est des lapsus révélateurs mais au lieu d'être des mots prononcés c'est des actions réalisées. Exemple : Vous êtes justes financièrement ce mois-ci. Mais vous devez aller boire un verre en ville avec des amis... Inconsciemment vous oubliez votre portefeuille à la maison. Au final quelqu'un vous paye un verre : à charge de revanche. L'oublie de votre portefeuille vous permet de contourner une action que vous n'aviez pas envie de réaliser.
J'ai oublié mon ordonnance = J'aurai pas accès aux médicaments qui doivent me soigner avant 2 jours parce que jeudi soir (demain) je sors après la fermeture des pharmacies. Je pourrais aller à celle à côté du boulot mais elle est plus chère, les gens sont moins sympathiques, bref j'ai pas envie...
Pourquoi ce besoin de s'auto-détruire? Est ce que je cultive cette peur de vivre? Il me semble que c'est ce que Ouin-ouin essaye de me faire comprendre avec l'idée de syndrome d'inversion générationnelle imposé par mon père. Comment décider d'être heureuse?
Il est 1h30 du mat' soit 8-9 heures après mes irraisonnables pensées... Et je pense sérieusement à ne pas prendre ces médicaments. jour Yang certes mais je me considère à l'heure actuelle sortie de crise et je pense toujours à ne pas les prendre... pour voir ce qu'il se passe...
Ca me rappelle le fait que 3 semaines après le début des anti-dépresseurs j'ai "oublié" plusieurs jours de suite la prise quotidienne ce qui m'a conduit à un état effroyable de détresse que je n'ai pas du tout envie de revivre... Et pourtant, ils marchaient à ce moment là... Et si j'avais eu peur de m'en sortir? Comment décider d'être heureuse? Comment mettre fin à l'inversion générationnelle? 
Une piste : arrêter de culpabiliser. Culpabiliser c'est mon vice ! Coupable de l'alcoolisme de mon père (il a replongé après 10 ans d’abstinence lorsque je me suis fiancée il y a 5 ans). Coupable de ne pas être parfaite. Être chroniquement insatisfaite et exigeante (aussi bien des autres que de moi).  Avoir des défauts qui me rendent "in-aimable"... Y compris par mon propre père (qui replonge dès que je reprend contact avec lui lorsqu'il montre quelques signes de sobriété prolongée)... Y compris par moi... Comment arrêter ce cercle vicieux? Comment m'accepter? Comment accepter toutes les erreurs commises pendant ces 5 ans de blocage psychologique?

d) Faut que j’arrête d'écrire des trucs si long... si cons...

Le mag de la Santé version Joannie-Gertrude

Résumé des épisodes précédents : ce post fait suite au précédent concernant mon délire nocturne de calculs biliaires.
 
Toujours consulter son médecin... Surtout quand grâce à un cerveau qui marche pas droit, on a le symptôme facile !
Un dépressif s’écoute trop ! Je suis bien placée pour le dire.
Toujours est-il que le diagnostique de Doc est la gastrite. Qu'est ce qu'une gastrite?
Dan? Robert? http://fr.wikipedia.org/wiki/Gastrite
- Une gastrite est une maladie inflammatoire de la paroi de l'estomac.
- Les cause plausibles dans mon cas : infection à Helicobacter pylori et/ou un trop gros stress et/ou la prise des anti-dépresseurs.
- Le symptôme de gastrite le plus fréquent est la douleur abdominale, associée à une sensation de malaise. D'autres symptômes peuvent être associés, comme l'indigestion, nausées, vomissements, sensation de ballonnement et asthénie (de -sthénie (force, vigueur) et du privatif a- : affaiblissement de l'organisme, fatigue physique. Par extension, elle peut concerner l'état psychique, la libido ou l'intellect.)
- Le traitement consiste à supprimer ou à amoindrir la cause par des mesures hygiéno-diététiques.
"Il faut petit-déjeuner le matin mamselle Gertrude ! Un bon bol de Banania® pour vous réveiller !" me disait mon prof de chimie orga (avec un superbe accent pied-noir) quand je faisais des boulettes (et j'en faisais souvent en TP).
L'administration d'un inhibiteur de la pompe à protons afin de réduire l'acidité gastrique (en langage courant anti-acide) est souvent nécessaire. Antibio-thérapie en cas d'infection.
Doc m'a collé les deux...

Dans tous les cas, traiter des calculs biliaires "imaginaires" (même si ça, ça reste à prouver) en buvant du jus de citron et de l'huile à jeun le matin eu été une relativement mauvaise idée... Après tout je suis docteur mais loin d'être médecin !

mardi 1 mai 2012

Dialogue avec une vésicule biliaire bourrée... de calculs

"J'ai la rate qui se dilate, le foie qui se déshydrate..." Et la vésicule biliaire qui se bouche...

Ok ça rime pas mais hier, enfin cette nuit, sentant le barbouillage quotidien revenir j'ai eu la "bonne" idée de demander des infos à Dan (mon pote de la silicone Valley) en mode Pyramide...
-"Dan, en 2 briques (tumtutum) : Jeûne..."
- "Diet?"
- "Nausée..."
- "Ha, facile : calcul biliaire !"
- "Kesako???"

Après j'ai interrogé mon pote Robert, une vrai encyclopédie libre celui là.
- "Bob, calcul biliaire?"
- "Lithiase biliaire (du grec lithos : pierre).
Commun (15% de la population occidentale).
Surtout rencontrée chez les femmes suite à des dérèglements hormonaux modifiant la métabolisation du cholestérol (perte de poids soudaine, grossesse, prise médicamenteuse (octréotide, progestatifs...), ...).
Bénin quand asymptomatique. Une personne qui a souffert d’une crise de colique biliaire (évacuation plus ou moins douloureuse d'un calcul vers l'intestin) risque, dans 70 % des cas, d’en subir d’autres. Si les premières crises sont supportables, elles tendent à s’aggraver lorsque les calculs ne sont pas traités...
Symptômes: La lithiase peut se manifester par une colique hépatique. C'est une douleur sous-costale droite, avec irradiations vers l'épaule droite et inhibition respiratoire, qui dure de 15 minutes à 4 heures. On peut retrouver dans le même temps des nausées, des migraines. En cas de fièvre, il faut consulter rapidement. La douleur correspond à la mise en tension de la vésicule bouchée par un calcul. Quand le calcul se décoince, la douleur disparaît rapidement.
Diagnostique : Échographie biliaire et prise de sang (on recherchera des signes de dysfonctionnement hépatique qui apparaissent en cas de complication de la lithiase biliaire (transaminases, bilirubine, phosphatases alcalines, gamma-GT), et un retentissement sur la coagulation : INR, facteur V. On vérifiera aussi l'existence de signes d'inflammation. Une prise de sang normale n'élimine pas un problème biliaire.)
Traitement : Résection biliaire par chirurgie.
Complications : inflammation de la vésicule, du foie et/ou du pancréas. Dans de très rares cas, cancer de la vésicule...
- "Whoua bah merci Robert. Tu m'en veux pas si je vérifie auprès d'autres sources?"
- "Nop, fait toi plaisir !"
- "Surtout pour les symptômes, les complications et les traitements... Tu vois, y a ptet plus simple que la chirurgie..."

Ok, alors qu'on réfléchisse.
- J'ai perdu 4-5 kilos en 4 mois suite à ma prise d'anti-dépresseurs.
- Il y a 1 mois et demi j'ai repris la pilule (arrêtée depuis plus d'un an)
- Fin Mars, il ne se passait pas un jour sans que j'ai des douleurs sous costale à droite en marchant (pour aller au RU) accompagnées d'un essoufflement incompréhensible.
- De même ça fait 6 mois environ que j'ai mal dans l'épaule droite quand je cours/saute, accompagné d'un point de côté sous-costal droit (que j'avais juste attribué à l'effort physique du moment, la rate est à droite aussi non?). En tout cas j'ai jamais eu mal à gauche... Mon arrière grand-mère avait raison quand elle disait que si une douleur se déplaçait c'est que c'était rien mais que si c'est toujours au même endroit faut s’inquiéter... Elle parlait surtout pour ses migraines mais ça s'applique à tout...
- Cela fait 2 semaines que j'ai des épisodes fiévreux (sueurs froides la nuit ; j'avais mis ça sur le dos de inefficacité des médocs...).
- J'ai aussi eu un WE charmant combinant nausée (suivi de vomissements) et une sacrée migraine. Le plus étonnant c'est que j'en ai gardé une nausée quasi persistante qui disparait quand je mange... D'où ma question à Dan sur les 4h du mat' quand le jeûne s'installe...
- Rajoutons que j'ai noté depuis 2 mois de très nombreux ecchymoses (c'est masculin hein?) sur mes jambes. Je sais depuis longtemps que j'ai une mauvaise circulation qui facilite leur apparition quand je me cogne... Là j'en ai dénombré 18 sur la jambe gauche et 12 sur la jambe droite (sans me rappeler m'être cogné...) D'habitude ça ma fait ça en période de forte chaleur, et on ne peut pas dire que ça soit le cas en ce moment...

Pouah je découvre ça le jour (la nuit, il est 5h du mat) où jsuis officiellement au chômage. Comment marche la sécu? Est-elle moins bonne quand on est au chômage? C'est tout moi ça 5 ans sans un pet de travers et la vlan résection biliaire sans compter tous les examens préalables ! 
Ça serait marrant de nommer chacun de mes calculs par un joli prénom. Ça sera un peu mes bébés à moi en cette année 2012. Avec toutes les mères pondeuses qui m'entourent ! Ça sera à leur tour de me faire une visite à l’hôpital ! A moi et à mes petits chérubins ! Seront-ils noirs ou blancs? Les calculs formés de cholestérol, et sont en général blancs ou jaunes et représentent environ 80 % des calculs biliaires. Ils peuvent également apparaître bruns ou noirs, alors comportant une forte concentration en pigments biliaires (par la dégradation de l'hémoglobine). 
J'ai du mal à croire que l'ablation de la vésicule n'entraine pas d'effets secondaires... Si on en avait pas besoin, l'évolution nous en aurait débarrassé... Pouah les forums a ce sujet sont plutôt déprimant. Laissons ça de côté. Y a ptet moyen de contourner la chirurgie...

Qu'en pense Clémentine, fan de bio :
- "Dans différentes cultures on observe des pratiques préventives ou curatives pour l'expulsion des calculs biliaires de différentes tailles.
Le principe commun est le déclenchement d'un spasme expulsif des voies biliaires (effet cholagogue). Un certain nombre de substances végétales ou minérales à effet cholagogue sont utilisées conjointement ou séparément.
Le jus de pruneau pris le matin à jeun en fait partie (effet cholagogue du sorbitol). Le second est un mélange d'huile de table et de jus d'agrume (citron, pamplemousse, etc.). Le troisième est le sulfate de magnésium qui provoque la libération de cholécystokinine au niveau de la muqueuse duodénale et par conséquent contractions et vidange vésiculaire. Le principe commun est de créer comme une « alerte » du système biliaire, donc une chasse — gallbladder flush en anglais. D'une part les petits calculs sont entraînés par le flux de bile. D'autre part la contraction des voies pousse vers l'extérieur les calculs plus gros selon le même principe que le transit intestinal.
Le produit ou le mélange cholagogue doit être ingéré « système biliaire plein » c'est-à-dire après plusieurs heures ou dizaines d'heures sans avoir consommé d'aliment contenant des lipides.
Il faudrait, toi la carnivore, diminuer la consommation de viande rouge et faire plus d'exercice, mais ça t'en fait déjà pas mal... Tu peux aussi consommer du café, mais bio hein, de la lécithine et des compléments de vitamine C. Tiens moi au courant !"

Ok bah avec tout ça jsuis bien avancée pour un 1er Mai...
Alors dès Mercredi : Rdv Médecin traitant + Achat de jus de pruneau, de jus de citron et de vitamine C... (+ Inscription à Pôle Emploi). Je ne mettrais pas une croix sur la viande et celui qui me fera avaler du café autrement qu'en glace n'est pas né...
J'ai  quand même peur d'avoir mal lors de la gallbladder flush... Après tout la photo d'une vésicule biliaire pleine de calculs ne donne pas vraiment envie d'appuyer dessus pour les déloger...
Faut imaginer un ballon de baudruche rempli de caillou mesurant de 7 à 12 cm de long dont certains peuvent faire la taille d'une balle de golf (et même jusqu'à 10 cm de diamètre)...
Pour les plus courageux/ses - curieux/ses : 
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e4/Gallstones.jpg
Brrrrrrrrrrrrr ça me glace le sang... et rien que d'en parler ma douleur sous-costale se réveille... 

(Tiens, il est 6h, Joannie-Gertrude s’endort de belles images plein la tête...)

dimanche 29 avril 2012

Vive les smart-phones

Il faudrait peut être écrire plus régulièrement. 
Non pas qu'il se passe tant de choses passionnante dans ma vie. Mais c'est surtout que des petites choses provoquent souvent de grandes cogitations qui éclaircissent parfois, le temps de leur apparition, certains aspects de mes problèmes. On a pas toujours à disposition non seulement le temps mais aussi le matériel nécessaire à accoucher de ses pensées tordues sur l'instant.
La nuit dernière par exemple a donnée lieu a une grande inspiration littéraire. Sauf que la nuit c'est fait pour dormir. Et bien souvent je surestime ma mémoire et envisage d'avoir le temps et le talent la journée suivante de mettre tout ce fouillis au propre.
Je me réveille souvent déçue de ne plus trouver les "arrangements" qui m'avaient tant plu quelques heures auparavant. Il semble que mes muses soient des noctambules. Suis-je prête a sacrifier mes nuits pour un blog lu par... Par qui?
Alors, pourquoi pas ne pas noter des mots clés et prendre le temps de travailler son texte... Ce qui nous ramène à : écrire relativement souvent des choses inintéressantes pour essayer de capter l'attention d'un lecteur.

PS : pour faire le lien avec le titre du post, j'ai écrit ce petit bout de rien depuis mon tel dans le train, n’empêche que la publication a dû attendre mon bon vieille ordi... Après tout j'ai qu'un blackberry old génération acheté d'occaz... Mais heureusement il téléphone et textote, que demande le peuple !